Dans un contexte où les gays demeurent le premier groupe touché par le VIH en France, la Fédération LGBT, Sidaction et le SNEG Prévention s’associent à nouveau pour lancer une campagne nationale de mobilisation des gays sur le dépistage et le traitement du VIH et des IST. A l’occasion du 1er décembre, nos affiches seront présentes dans les associations et les établissements LGBT.

La Fédération LGBT réaffirme ainsi son engagement dans la lutte contre le sida, les IST et les hépatites. Elle envoie un message fort aux personnes séropositives ET séronégatives : Ensemble, nous pouvons arrêter la transmission de l’épidémie. Se faire dépister aussi souvent que nécessaire, permet le suivi et l’accès au soin le plus tôt possible. Ceci pour le bénéfice de chacun, mais aussi pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté puisque un traitement efficace réduit le risque de transmission du VIH.

Sidaction et ses partenaires interpellent aujourd’hui tous les gays. Pourquoi attendre quand on sait les avantages du traitement précoce du VIH et des autres IST ? Parce que ces infections peuvent longtemps passer inaperçues, le dépistage régulier doit devenir un réflexe. Parce que prendre soin de soi et décider de la prise d’un traitement n’est pas toujours simple, les associations et les soignants peuvent apporter un soutien précieux. Parce que les chercheurs ont démontré que la diminution du nombre de nouvelles contaminations était enfin possible avec des traitements efficaces contre le VIH, la mobilisation de tous permettra de concrétiser cet espoir.
Le SNEG Prévention, engagé sur le terrain, rappelle à tous qu’il est aujourd’hui capital d’utiliser tous les moyens disponibles pour protéger sa santé. Pour les gays séronégatifs et séropositifs, le dépistage du VIH, des IST et des hépatites, au-delà de l’accès au traitement, peut être aussi l’occasion de faire le point sur ses pratiques. Dépistage et traitement peuvent ainsi contribuer à une vie sexuelle épanouie et de qualité. Attendre, c’est risquer de se contaminer, de contaminer, de se co-infecter ou de co-infecter, et d’affaiblir considérablement ses chances face au VIH. N’attendons pas que la maladie prenne les rennes de notre vie, gardons la main sur notre santé. Le SNEG assurera encore cette année la diffusion de la campagne dans ses 650 établissements partenaires répartis sur le territoire ; ses équipes iront aussi à la rencontre des clients.
Contacts presse
  • Fédération LGBT Denis Lefèvre 06 14 83 68 64 denis.lefevre(at)gagl45.org
  • Sidaction Francis Gionti 01 53 26 45 64 f.gionti(at)sidaction.org et Sandrine Fournier 01 53 26 49 64 s.fournier(at)sidaction.org
  • Le SNEG Prévention Antonio Alexandre 01 44 59 95 12 directeur(at)sneg.org
Téléchargez les documents de la campagne 2011 mis à votre disposition  :
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Les Infections sexuellement transmissibles se dépistent

Rédigé par Romain le 1 - juillet - 2011 Commentaires fermés sur Les Infections sexuellement transmissibles se dépistent

Gonocoques, syphilis, chlamydiae, hépatites B sont des infections sexuellement transmissibles en recrudescence.

Parce qu’un certain nombre de ces infections ne provoquent pas de symptômes (signes visibles), on peut en être atteint sans se sentir malade. Compte tenu de leurs conséquences en l’absence de traitements, l’Inpes et le ministère en charge de la santé souhaitent installer le réflexe du dépistage, en incitant massivement les personnes ayant une sexualité active à se faire tester.
Les IST peuvent se développer en l’absence de tout symptôme ou en l’absence de symptômes clairement identifiables. Ce caractère peu ou asymptomatique favorise leur transmission à l’insu des personnes porteuses. Le seul moyen d’être sûr de ne pas être contaminé, c’est d’avoir recours au dépistage.

Plus d’infos sur www.infos-ist.fr .


S’informer et se dépister
Vous avez le moindre doute…Sollicitez un test auprès de votre médecin traitant, vous pouvez aussi vous rendre au Centre d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CIDDIST) au CHR d’ORLÉANS ou au GAGL 45 (Consultez les dates ici).

 

 

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Le réseau HEPSILO et le GAGL se rapprochent dans l’action

Rédigé par Romain le 13 - juin - 2011 Commentaires fermés sur Le réseau HEPSILO et le GAGL se rapprochent dans l’action

Comme vous le savez, les contaminations par le VIH en milieu gay sont toujours aussi fréquentes et leur nombre ne baisse pas malgré des années de prévention et des messages relayés par tous les médias.
Nous pensons qu’il est temps de revoir les moyens de prévention et les moments et les lieux de cette prévention.

La commission Santé du GAGL45 vous propose donc d’en parler avec le Dr Thierry Prazuck, président de HEPSILO (Réseau ville Hôpital Hépatites Sida Loiret) et chef du service de Maladies Infectieuses au CHR d’Orléans.
Dr Prazuck développera les nouveaux moyens de prévention (traitement pré exposition, traitement post-exposition, tests rapides, etc.).
Vous pourrez lui poser toutes les questions dans une ambiance décontractée à partir de 20h, le jeudi 16 juin au 28 bis.

Soucieux de nous rapprocher de nos partenaires et d’augmenter l’efficacité de nos actions, nous signerons une convention avec HEPSILO pour l’organisation conjointe d’actions de prévention, de la formation et la mise en place d’études pour améliorer la prévention.
Cette signature aura lieu avant le débat à 19h30 au 28Bis en présence de la presse et de nos amis et partenaires.

Un verre de l’amitié clôturera cette soirée vers 21h30.

Jeudi 16 juin 2011 à partir de 20h
Centre LGBT 28 bis rue Sainte Anne

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Semaine Européenne de la Vaccination 2011 : On se vaccine !

Rédigé par Administrateur le 31 - mars - 2011 Commentaires fermés sur Semaine Européenne de la Vaccination 2011 : On se vaccine !

Dans le carde de la semaine européenne de la vaccination, le Groupe action gay et lesbien Loiret s’implique en proposant, en partenariat, avec le CHR d’Orléans, aux personnes LGBT de s’informer, et de mettre à jour gratuitement leur carnet de vaccinations.

Il vous sera possible de faire pratiquer les vaccins manquant et plus particulièrement celui de l’Hépatite B. Ce virus se transmet par relation sexuelles. Se faire vacciner contre l’hépatite B apporte un bénéfice réel aux gays. Que l’on soit en couple ou non, séropositif ou séronégatif au VIH, que l’on pratique le safer sex ou pas, il serait dommage de ne pas profiter de la protection qu’offre la vaccination contre une maladie dont les conséquences peuvent être très graves.

Prélèvement le jeudi 21 avril 2011 de 18h à 20h
Les résultats de la prise de sang et la première injection de vaccin, le jeudi 28 avril 2011

La vaccination en 3 injections : Comment cela se passe ?

1 – Lors de la première consultation, un prélèvement sanguin est effectué dont le résultat sera remis lors de la seconde consultation. Ce prélèvement sanguin a pour but d’identifier les individus qui seraient déjà « porteur du virus » de l’hépatite B.

2 – Lors de la seconde consultation de vaccination, tu reçois une première injection qui n’entraîne le plus souvent aucun effet secondaire. Tu peux ressentir parfois une douleur, et un sentiment de raideur à l’endroit de la piqûre mais ces désagréments de courte durée n’ont aucune gravité et ne doivent pas t’inquiéter.

3 – La seconde injection intervient un mois après la première.
4 – La dernière six mois après la première.

Après trois injections, 95 % des personnes sont efficacement protégées contre l’hépatite B. La vaccination protège pendant de très longues années. Néanmoins, il est recommandé de faire tous les 5 ans un dosage des anti-corps du vaccin pour savoir si la protection est toujours assurée.

 

Plus d’infos sur hepatites-info-service.org

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Gay et vacciné !

Rédigé par Romain le 18 - avril - 2010 4 COMMENTAIRES
Dans le cadre de la Semaine européenne de la vaccination, l’équipe du dispensaire CIDDIST (médecin, infirmière) vous propose d’en profiter pour mettre à jour gratuitement vos vaccinations et répondre à vos interrogations.
De plus, il vous sera possible de commencer la première vaccination hépatite B contre un autre virus qui est très fréquent parmi les gays en raison de sa transmission sexuelle.Se faire vacciner contre l’hépatite B apporte un bénéfice réel aux gays. Que l’on soit en couple ou non, séropositif ou séronégatif au VIH, que l’on pratique le safer sex ou pas, il serait dommage de ne pas profiter de la protection qu’offre la vaccination contre une maladie dont les conséquences peuvent être très graves.
Venez avec votre carnet de vaccination, ou de santé, si vous en possédez un.
Jeudi 29 avril 2010 à partir de 18h
au Centre LGBT « 28 Bis » – 28 bis rue Sainte Anne à Orléans
Et pour en savoir plus sur les hépatites quand on est lesbienne, bi, gay ou Transgenre, on peut venir à la soirée d’information et d’échanges animée par Dr Marie-Christine BOURTRAIS, qui répondra avec une grande ouverture d’esprit aux questions et préoccupations des LGBT.
Vendredi 23 avril 2010 à 19h
au Centre LGBT « 28 Bis » – 28 bis rue Sainte Anne à Orléans
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Prévention IST hépatites sida : campagne été 2009

Rédigé par Romain le 4 - juillet - 2009 1 COMMENTAIRE

2009-plage-juillet-02

Samedi 4 juillet, plage de Sandillon, 16h30.
La levée qui longe la Loire sur un bon kilomètre en méandre délimite le fleuve des zones maraichères de Saint Denis en Val. La voie goudronnée est partagée par quelques piétons, des cyclistes et des voitures qui viendront, toute l’après-midi, s’agglutiner en chapelet dans un virage. Au loin, le soleil se réverbère dans les vitres et nous ébloui. C’est le signal que vous êtes arrivé à la plage naturiste.

Christophe*, 41 ans, fait partie de ceux qui viennent régulièrement. Aujourd’hui, il a décidé de s’y rendre pour profiter de la météo et décompresser de sa semaine. Dans son sac, il y a une serviette, une bouteille d’eau, un flacon de crème solaire, un bon bouquin et deux préservatifs. « C’est une plage naturiste ici, on y est bien, une vue sur l’eau, je suis venu pour le silence aussi […] Enfin c’est pas vraiment un endroit officiel. Heureusement que c’est toléré par la commune. »

Pour Michel*, en tenue d’adam, c’est « chacun de son côté, les homos au fond, nous on se met là« . La cohabitation est vécue dans le respect. Il arrive même que certains aillent voir chez les voisins homos ce qui s’y passe. La plage est, pour lui, un lieu de liberté et de détente. Mais quand même précise-t-il,  « Moi, je ne suis pas homo, je viens avec ma femme et on avait l’habitude d’y retrouver des amis, d’autres couples, mais ils ne viennent plus. Il y a de plus en plus de voyeurs qui se régalent de notre nudité, c’est gênant à la longue et nos amies féminines ne veulent plus venir. » Chez les homos, même constat, et leurs témoignages font ressortir une autre difficulté :  la convivialité est de moins en moins au rendez-vous.

Étrange constat recueilli alors même que Stéphane, Michaël et Antoine*, trois copains à la plage et à la ville, justifient leur présence ici comme le moyen d’y retrouver des gens qu’on aime bien. « L’important en venant ici, c’est  d’y voir du monde« .  La plage résisterait-elle aux rencontres par internet ? Reste-t-elle un des lieux de sociabilité où toutes les classes sociales se croisent et se lient d’amitié ?

Tout l’été sur la plage pour atteindre nos objectifs de Santé Publique

S’ils sont venus pour bronzer…nos acteurs de prévention, eux, sont venus avec des objectifs de Santé Publique. C’est simple, le challenge à relever : c’est de « ne pas saouler » les usagers  avec des discours et une prévention qui ont fait leur temps depuis 25 ans d’épidémie. Les homos en auraient-ils assez d’entendre qu’il faut mettre un préservatif en toute circonstance ?!

2009-plage-juillet-01C’est pourquoi, 4 membres de l’association GAGL sont sur la plage aujourd’hui pour la première sortie en prévention de l’été. 8 dates ont été planifiées jusqu’en septembre pour aller à la rencontre des Hommes ayants des relations Sexuelles avec d’autres Hommes (HSH). L’association AIDES qui vient de renouveler la convention de partenariat avec le GAGL est associée à l’action.

Sous l’immanquable tonnelle aménagée et décorée de plusieurs rainbow flag, Bianca, Jacqueline, Denis et moi-même** avons accueilli une douzaine de garçons rencontrés dans l’après midi.  Ils se sont approchés par curiosité, parce que ce sont des connaissances, des adhérents ou bien encore parce que l’an dernier le contact avait été bon.

Des photos accrochées à un fil, Jacqueline s’adresse à son interlocuteur lui propose une boisson fraîche et engage la conversation. « On a exposé des photos. Quelle est celle qui vous évoque du plaisir ? […] du dégout ou qui vous rend mal à l’aise ? » Le choix est difficile, mais néanmoins tous s’arrêtent sur une image évoquant la solitude. L’accroche est toute trouvée pour Jacqueline qui les conduira à discuter des déterminants de la santé gay. Un peu plus tard dans l’échange elle parviendra à explorer, avec la personne, le champ des possibles pour adopter de nouvelles pratiques à moindre risque.

2009-plage-juillet-03Travailler avec des outils de communication comme le photolangage pour parvenir à discuter de nos pratiques sexuelles, de la réduction des risques, c’est une manière moins invasive et plus efficace d’atteindre les objectifs de Santé Publique (promotion de la vaccination des Hépatites A et B, le dépistage des IST et du sida). Au GAGL, nous pensons que de distribuer des préservatifs à la serviette comme nous avions l’habitude de le faire il y a encore quelques années est un non-sens. Entre une « prévention institutionnelle » et la santé communautaire, nous avons fait un choix.

*Les prénoms ont été modifiés.

** Les membres du Groupe Accueil et Prévention (GAP) sont des hommes et des femmes, formés à la relation d’aide. Ils sont en mesure d’échanger avec la plus grande discrétion à votre égard, sur des sujets de la vie quotidienne.

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Le 28 BiS :

C’est un Centre Gay et Lesbien Bi et Transgenre (CGLBT) où vous êtes accueilli et écouté sans jugement de valeur en tout anonymat par une personne formée (Le GAGL adhère aux principes et valeurs de la charte des Centres LGBT). Vous pouvez vous informer sur les activités de l’association, être orienté , être aidé dans une démarche, connaitre un lieu ressource où se renseigner,…

Une seule adresse :

« Le 28 bis » – 28 bis rue Sainte Anne à Orléans
du lundi au vendredi de 14h à 18h.

Et toujours par téléphone 02 36 47 60 88

Attention : La permanence à la Maison des associations n’existe plus.

Bien être – Accueil Écoute
Pour faire le point sur son identité sexuelle et/ou ses préférences.
Vous êtes parents et vous vous interrogez sur l’homosexualité de votre enfant ?
Vous êtes victime d’homophobie au boulot, dans votre vie perso et vous ne savez pas comment faire, vous voulez être soutenu par une association dans vos démarches ?
Vous vous sentez seul, isolé, une envie de dire que vous n’allez pas bien, une envie de mieux connaître les activités, de parler tout simplement ?

Dépistages Sida, IST, Hépatites
Le GAGL, en partenariat avec le
Centre d’Information de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles du CHR d’Orléans (CIDDIST) propose des dépistages Sida IST et hépatites aux hommes et aux femmes qui veulent savoir suite à une prise de risque. Peut être plus facile qu’à l’hôpital ou que chez son médecin, seul ou accompagné, vous serez accueilli en toute confidentialité au « 28 Bis » en plein centre ville. [ toutes les dates ]

Santé des femmes avec le MFPF
Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) apportera sa contribution, son savoir faire pour aborder avec les femmes qui aiment les femmes les questions relatives à la santé et au bien-être. Contraception, accomplissement dans la vie sexuelle et affective, désirs d’enfants et accompagnement, violences dans le couple lesbien, prévention du cancer du sein et du col de l’utérus, prévention des IST…
[ Contactez-nous ]

Ateliers santé Lesbien Gay Bi et Trans
Des ateliers pour savoir, savoir faire et savoir être gay lesbienne bi ou trans.
On va s’écouter, partager à plusieurs, rencontrer des acteurs locaux autour de nos pratiques. Rires, bonne humeur et sérieux pour répondre à nos préoccupations de gays, bi, lesbiennes et transgenres. Ateliers « Et maintenant vous êtes belles/beaux », atelier « safer sex », « Draguer en toute sécurité sur les lieux de rencontre », atelier « massages et relaxation », … De nouveaux rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte (progressivement mis en place – Programme en ligne ultérieurement). Ateliers co-animés avec l’association AIDES.

Débats et soirées à thème
Le « 28 Bis » sera le temps d’une soirée, l’arène de vos idées. Débattre et confronter ses opinions à celles des autres, défendre son point de vue, apprendre de l’autre. Autant d’occasions de s’affirmer et de mieux accepter une des composantes de sa vie : sa sexualité, sa préférence mais pas seulement.

Les HEURES GAIES :

Au Groupe Action Gay et Lesbien Loiret, nous avons des hommes et des femmes, formés à l’accueil et l’écoute qui organisent régulièrement des apéritifs conviviaux (les heures gaies) pour rompre de l’isolement et favoriser les échanges.

ça se passe le 2ème jeudi du mois dans un café de la ville (signalé sur le programme dans les établissements partenaires et sur le site du GAGL).

Ces initiatives sont aujourd’hui reconnue par SIDACTION et par différentes associations dont le réseau de prévention suicide du Loiret et ses partenaires, SOS homophobie.

Depuis 2006, le Groupement Régional de Santé Publique (GRSP) alloue des crédits de santé publique pour lutter contre le suicide. Cela finance les formations, les outils de communication, la ligne d’écoute.

Nos partenaires et financeurs :

Nous remercions la boutique UP Blanchet-Dhuismes
pour le prêt de mobilier et de décoration.

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Hépatites B : faire un plan pour se vacciner

Rédigé par Romain le 25 - avril - 2008 Commentaires fermés sur Hépatites B : faire un plan pour se vacciner

Dans le cadre de la semaine de la vaccination du 21 au 27 avril 2008, l’association Sida Info Service, par le biais de son dispositif téléphonique et Internet Hépatites Info Service, avec les soutiens et conseils de l’Institute for Prevention and Social Research (IPSR) et de CitéGAY.fr, lance le site de promotion de la vaccination contre l’hépatite B à l’attention des hommes gays et bisexuels :

www.unvaccinpourlesgays.fr

Le virus de l’hépatite B se transmet le plus souvent par voie sexuelle via le sang, le sperme et le liquide pré-séminal. En France, 8, 18 % de la population générale, soit près de 5 millions de personnes, a des anticorps anti-HBc témoignant d’un contact avec le virus de l’hépatite B. Ce taux de prévalence est de 42, 48 % dans la population homosexuelle et de 15, 64 % pour les déclarants bisexuels contre 7, 68 % pour ceux qui se déclarent hétérosexuels * .

Si, chez la plupart des gens, la guérison va être spontanée, l’hépatite chronique B concerne environ 300 000 personnes. Même en l’absence de symptômes ou de douleurs, l’hépatite chronique B peut conduire à une cirrhose voire à un cancer du foie. Ces complications sont encore plus probables chez les personnes déjà infectées par le VIH.
En dépit des recommandations en vigueur, les taux de vaccination contre l’hépatite B parmi les homosexuels et bisexuels masculins demeurent particulièrement faibles en France comme dans la plupart des pays occidentaux industrialisés, souligne Hervé BAUDOIN, Coordinateur des Actions Gay pour Sida Info Service. Pluri-partenariats sexuels, pratiques à risques, taux de prévalence au VHB élevé et co-infections sont des facteurs et données amenant à recommander particulièrement la vaccination contre l’hépatite B aux homosexuels et bisexuels.

L’accroche de la campagne, « Un vaccin pour les gays ?!? », est assumée face à un objectif de santé publique, la lutte contre l’hépatite B, jusqu’ici minorée au sein de la communauté homosexuelle. Hervé BAUDOIN : Quand on parle de vaccin à la communauté gay, on associe usuellement ce terme à la découverte hypothétique d’un vaccin contre le VIH alors qu’il y a une offre vaccinale, celle contre l’hépatite B, qui apporte un bénéfice sanitaire à toutes personnes dont les homosexuels masculins, particulièrement concernés et visés par cette campagne.

Philippe ADAM, directeur de l’Institute for Prevention and Social Research (IPSR) ajoute : Alors même que la vaccination représente un bénéfice avéré en terme de santé, certains gays ne se sentent pas vraiment concernés car ils se croient protégés par le fait de pratiquer le « safer sex », de vivre en couple ou bien encore d’être séropositifs pour le VIH. A partir des résultats d’une recherche menée avec John de Wit, nous avons produit ce site qui permet tout à la fois de rectifier certaines fausses croyances et d’inciter ainsi les gays à « faire un plan » pour aller se faire vacciner.

Par le biais d’informations et conseils de prévention simples à mettre en pratique combinés avec un quiz interactif, ce site Internet a pour objectif d’intervenir sur les barrières psychologiques, sociales et structurelles qui limitent le recours à la vaccination.

Un système automatisé, conçu par IPSR, génère d’abord des messages adaptés à chaque situation spécifique des internautes. Les participants sont incités à terminer l’intervention par un dialogue avec un intervenant du dispositif Hépatites Info Service à l’aide du service Web Call Back **. Ce dialogue a pour objectif de lever les dernières barrières face à la vaccination et de les aider à transformer une intention de vaccination en un plan d’action concret : où, quand, comment se faire vacciner ?

La vaccination contre l’hépatite B est réalisable chez son médecin traitant ou dans les Centres d’Information de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles (CIDIST) au CHR d’Orléans et elle est prise en charge par l’assurance maladie et votre mutuelle.

Dans un premier temps, cette action est menée auprès des homosexuels et bisexuels masculins d’Île-de-France afin de réaliser une évaluation empirique avant son extension éventuelle à l’ensemble du territoire. CitéGAY.fr est média-diffuseur de cette campagne et a conseillé, avec l’IPSR, Sida Info Service pour la conception et la réalisation de ce site. L’intervention a pu être réalisée grâce à un financement du Groupement Régional de Santé Publique francilien (GRSP idf) et au soutien technique de la Drass IDF sous la conduite de projet du Docteur Christine Barbier.

Le site www.unvaccinpourlesgays.fr est édité à l’attention spécifique des hommes gays et bisexuels. Il existe à l’attention de la population générale un numéro vert, anonyme et gratuit et un site Internet pour avoir toutes les réponses aux questions que le public ou les personnes atteintes peuvent se poser : 0 800 845 800 et www.hepatites-info-service.org

* Estimation des taux de prévalence des anticorps anti-VHC et des marqueurs du virus de l’hépatite B chez les assurés sociaux du régime général de France métropolitaine, 2003-2004. InVS, CNAM, Cetaf

** Le Web Call Back est un service gratuit permettant à l’internaute qui le souhaite d’être appelé par un écoutant vers un téléphone fixe ou mobile de son choix, ceci afin de bénéficier d’un entretien immédiat. Ce service est déjà en activité via le dispositif Sida Info Service avec lequel 80 % des rappels demandés se sont faits vers des portables.

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