Samedi 7 avril, je sors du cinéma Les Carmes après avoir vu Week-end d’Andrew Haigh et en sachant qu’il me faudrait rendre « grâce » de cette histoire qui « embarque deux jeunes hommes anglais dans une histoire de sexe et de sentiments » (extrait de la critique de Télérama numéro 3246). Le cinéma permet à la fois de contenir le monde et de l’oublier, de s’enraciner et de s’évader et quand dans une parcelle de singularité, il parvient à atteindre l’universel, il nous étreint intensément.
Cette sensation tient avant tout au point de vue du cinéaste dans sa représentation de la rencontre. Peut-être conforté par le triomphe de l’individualisme de nos sociétés occidentales, il propose le face à face de deux êtres, deux hommes, deux homosexuels et il leur donne comme arme de séduction leur intimité, leur différence, à la fois source de rapprochement et d’éloignement. Andrew Haigh tente de « tutoyer l’inconnu » ( cf. le poète André du Bouchet), de faire surgir à la fois les forces et les fragilités humaines (la peur, le courage, l’égoïsme, le doute, le dépassement de soi…) pour mieux saisir les variations de l’amour et les abandons qu’il ordonne. La caméra d’Andrew Haigh isole principalement dans le décor d’un appartement mais aussi dans des bars, sur le quai d’une gare, dans une fête de famille…ces personnages, Russel (maître nageur) et Glen (artiste, étudiant), ces deux amants, ces deux amoureux. Read the rest of this entry »
Dans le cadre de la Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie, le festival D’un Bord à l’Autre (Association Ciné Mundi) organise une projection INÉDITE du documentaire : Ouganda, Au nom de dieu de Dominique Mesmin.
Synopsis : En Ouganda, un projet de loi prévoit l’emprisonnement à vie pour toute personne reconnue coupable d’homosexualité, et même la peine de mort dans certains cas. Ouganda : Au nom de Dieu suit et partage la vie d’Auf, un activiste gay de 26 ans obligé de se cacher. Sa vie a été détruite après que sa photo ait été rendue publique par un tabloïd.
Mardi 15 mai 2012 à 20h00
au cinéma Les Carmes (7, rue des Carmes à Orléans)
La projection sera précédée d’un pot d’accueil offert par le Centre LGBT Orléans – GAGL45 à partir de 19h15 dans l’espace Délicat&Scène.
Votez pour cet article :Vendredi 23 mars, GAGL 45 nous conviait, une nouvelle fois au 28 bis, pour une conférence sur l’inscription intime et romanesque dans le cinéma français du réalisateur André Téchiné animée par Pascal PUJOL.
Après avoir évoqué, lors de ses précédentes interventions, le parcours humain, littéraire ou artistique de François Mauriac, Jacques Demy et Barbara, Pascal continuait de tisser avec André Téchiné le lien qui unit des figures apparemment dissemblables et cependant toutes mues par l’impérieuse nécessité de dire. Mais, il s’agit bien aussi de se dire, dans une totale mise à nu comme Barbara, à pas secrets pour François Mauriac ou dans le vertige de la pulsion et la poursuite du rêve pour Jacques Demy. André Téchiné est peut-être comme un point de confluence serein et libre entre le désir de révéler le monde et le désir de se révéler à soi ou à l’autre. Read the rest of this entry »
Votez pour cet article :A découvrir 2 films cette semaine sur Orléans :
Les adieux de la reine de Benoit Jacquot avec Léa Seydoux,Virginie Ledoyen et la séduisante Diane Kruger en Marie Antoinette.
Synopsis : En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.
Au cinéma Les Carmes – 7 rue Les Carmes (Orléans) à partir du 21/03
Synopsis: Gloria et Frances se sont rencontrées dans les années 80. Elles se sont aimées comme on s’aime à seize ans : drogue, sexe et rock&roll. Puis la vie les a séparées, et elles ont pris des chemins très différents. Vingt ans après, Frances revient chercher Gloria…
Au cinéma Le pathé – Place de la Loire (Orléans) à partir du 21/03
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A découvrir le film Albert Nobbs !!
Dans l’Irlande du XIXème siècle, une femme se fait passer pour un homme durant trente ans pour survivre. Sous l’identité d’Albert Nobbs (rôle campé par une surprenante Glenn Close), elle travaille comme majordome dans un hôtel de Dublin.
La rencontre inopinée avec Hubert, femme qui elle aussi vit en homme, mais assume une vie de couple avec une autre femme, va entraîner notre Albert vers une véritable affirmation d’une transidentité.
Au cinéma Les Carmes (Orléans)
Votez pour cet article :« L’amour existe t-il ? » : André Téchiné, un cinéaste « des homosexualités » ?
Le documentaire De la cage aux roseaux d’Alessandro Aviallis et Alain Brassart, présenté récemment au festival de cinéma gay et lesbien d’Orléans, donne et par sa présence et ses interventions mais aussi par l’hommage unanime de certains critiques (Gérard Lefort de Libération),de cinéastes ( Martineau et Ducastel), une place centrale au cinéma d’André Téchiné dans la représentation cinématographique de l’homosexualité. Fort de ce qu’Alain Brassart nomme « l’homosexualité tranquille » (opposée à « l’homosexualité noire » entrevue selon lui dans L’homme blessé (1983) de Patrice Chéreau ou Les nuits fauves (1992) de Cyril Collard), André Téchiné favoriserait l’intégration de l’homosexualité dans le cinéma.
Votez pour cet article :« Je suis un pédé, je suis un pédé, je suis un pédé » martèle dans Les roseaux sauvages (1994) le jeune héros François, personnage aux forts accents autobiographiques.
Vendredi 23 mars 2012
de 18h30 à 22h30
28 bis rue Sainte Anne à Orléans
A ne pas manquer le film iranien En secret de Maryam Keshavar avec Sarah Kazemy.
Atafeh et sa » meilleure » amie Shirin fréquentent les soirées underground de Téhéran. Elles essayent de profiter au mieux de leur jeunesse, quand Mehran, le frère d’Atefeh, devient membre de la police des mœurs. Alors qu’il désapprouve leur vie, Mehran tombe amoureux de Shirin. Ses sentiments vont bientôt tourner à l’obsession et mettre à l’épreuve la passion amoureuse des jeunes filles.
La réalisatrice signe un premier film sensuel sur le thème difficile des sexualités en territoire islamiste.
A partir 08 février au cinéma Les Carmes (Orléans)
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Dans le cadre du Festival D’un Bord à l’Autre, le GAGL45 animera un débat sur l’homosexualité dans le cinéma français à l’issue de la projection du film « De la cage aux roseaux » d’Alessandro Avellis et d’Alain Brassart.
Vendredi 14 octobre à 20h30
L’images du Pôle
24, rue de Limare à Orléans
Entrée : 3 euros
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