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Une rose à la main, elle revient vers nous… Barbara

Rédigé par Administrateur le 16 - juin - 2011 1 COMMENTAIRE

Le vendredi 10 juin 2011, au cours d’une nouvelle conférence au 28 bis, Pascal Pujol nous donnait rendez-vous pour évoquer avec bonheur le parcours humain et artistique d’une merveilleuse intruse de nos vies : Barbara.
Interroger son inscription manifeste au panthéon de la culture homosexuelle  et au  patrimoine de la chanson française, telle fut la démarche de Pascal, au gré de l’écoute intégrale d’une dizaine de chansons extraites des spectacles emblématiques de l’ Olympia 78, de Pantin 81 et du Châtelet 87.
Le sillon d’un mythe familier exige de celui qui l’emprunte plus que le respect, la fidélité et la dévotion qu’il ne cesse d’inspirer à tant d’entre nous. S’imposait, alors, à Pascal une tâche ardue et, au final, pleinement accomplie : tenter de traduire le mouvement impérieux qui mène de soi (de lui, de nous) à Barbara et dévoiler l’intime d’une femme qui fut mystérieuse jusque dans la lumière et s’abandonna jusqu’à la pointe de l’impudeur.
Attraction singulière d’une pianiste-chantante par vocation et poétesse sans le vouloir, d’un personnage lyrique hanté par le noir  et la nuit d’une enfance meurtrie, d’une femme que les brûlures et les morsures de l’âme rendirent follement exigeante, vulnérable et fraternelle. Attraction naturelle d’une amoureuse des mots simples et incandescents, des mélodies à l’atmosphère parfois légère, enfantine ou mutine, souvent douloureuse et marquée par le sceau du regret.
C’est à 18 ans, l’âge de tous les possibles, que Pascal découvrit qu’il était une voix : Barbara. Dès lors, comme pour les plus émerveillés, elle accompagna ses jours, il n’écouta qu’elle. Comme à tant d’autres, elle lui fut populaire sans jamais se renier, classique et familière sans jamais se figer, prêtresse de grands messes pour un art mineur, la chanson, qu’elle servit jusqu’à l’ivresse.
Il aima ses combats pour la tolérance et la vie coûte que coûte et vaille que vaille; car elle aimait les roses qui disent l’amour et ses griffures, les enfants et la jeunesse à protéger du mal de vivre et du mal aimer, la route que l’on trace vers des naufrages ou des rivages, l’automne à pas craquants ou qui frissonne au creux des reins, ces mains, ce cou, ce cœur qu’elle offrit à son piano, à l’amour, à la vie à la mort.
Il n’est pas étonnant pour beaucoup – et notamment pour les homosexuels et les lesbiennes, qui savent la difficulté de vivre la différence – qu’elle soit devenue une parole résiliente et réparatrice pour ceux qui souffrent et qui espèrent, à force d’être cette ardente rebelle à toute forme d’exclusion, cette inlassable aspirante au droit universel à la singularité.
Beaucoup d’artistes sont venus aussi se réchauffer au feu de Barbara qui reprit, elle, le flambeau de la chanson réaliste, mais peu ont emprunté sa voie, parce qu’elle est à nous et n’appartient qu’à elle. Elle fut notre miroir, nous étions son destin.
Alors, merci, Pascal, d’avoir si bien parlé d’elle, de toi, de nous car c’est dans le va-et-vient entre le « je » égotique et le « tu » amoureux que sont nés, un jour, un « vous » passionnel entre Barbara et « son » public, et un nous qui est « nôtre » et « sien », un et indivisible.
Après tes confidences sur une belle personne, nous nous sommes retrouvés, autour d’un repas très amical, à dire deux ou trois choses que nous savions d’elle et qui ne peuvent se garder pour soi…

Anne Poussard, une adhérente

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Le GAGL 45 accueille « l’aigle noir », « combat le mal de vivre », salut « sid’amour à mort », voyage à Vienne, à Nantes, à Gottingen…et s’exclame « Chapeau bas » « Madame ». Je me souviens avoir découvert, il y a bien longtemps (!) dans Télérama,un classement de chanteurs qui plaçait Barbara dans la famille « sort ses tripes », la grand-mère était Edith Piaf, la mère Barbara, la fille Anna Prucnal. « Une voix qui cautérise les plaies » disait d’elle Gérard Depardieu en 1986 quand il partageait l’aventure de Lily passion. Barbara poétise notre existence , transcende notre réel , nous met au défi de découvrir nos richesses (« riche de dépossession, n’avoir que sa vérité, posséder toutes ses richesses »), évacue les tabous et nous invite à l’exigence(« ne pas parler de poésie en écrasant les les fleurs sauvages »). Il faut la réentendre chanter « les amis de monsieur »pour entrevoir l’embrasement humoristique qu’elle peut offrir à une chanson et que confirme certains interwiews ou témoignages (celui de Romanelli). Disparue le 25 novembre 1997, Barbara fut une chanteuse « populaire » atypique comme en témoigne son répertoire, ses compositions (et la première d’entre elle, »Dis quand reviendras-tu ») les salles où elle se produisit de l’Ecluse (1958), à Bobino (où elle ravit le vedette en 1964 à Georges Brassens), à l’olympia (1969, 1978), le chapiteau de Pantin (novembre 1981), le théâtre du Châtelet (1987, 1993), Mogador(1990)…où le public lui réservait un accueil démesuré, fiévreux que certains enregistrements publics conservent (sur la chanson « l’ile aux mimosas » le public répond directement à sa chanteuse et celle-ci conserve dans la publication live cette intrusion de certains spectateurs, « et si tu m’avais trouvé » , « je t’ai trouvé », « et s’il n’était pas trop tard » « il n’est pas trop tard »…). Personne, et encore moins le GAGL, n’a oublié aussi qu’elle fut la première à inscrire dans son répertoire le sida, « sid’amour à mort »(théâtre du Châtelet , 1987), mais plus universellement à transcrire la douleur de sentir différent , incompris (« le mal de vivre »)… Barbara a parlé aux homosexuels, aux lesbiennes, « aux hommes et femmes de bonne volonté » par la mise en scène poétique de sa vie, de la mort déchirante d’un père exilé et déserteur(« Nantes »), au bouleversement de redécouvrir son « enfance », à la captation de l’amour, passé présent…(« Drouot », « Vienne »…). Ses prestations scéniques émerveillent par sa capacité à joindre aux mots, la gestuelle décuplant l’émotion. Ainsi sa scène se peupla « d’objets » familiers(un piano, un rocking chair) comme un prolongement de son être, vecteur de ses colères de ses apaisements, de son désir(ah les arabesques qu’elle pouvait dessiner en ployant son corps auprès de son piano …). Réfugiée sans doute dans son « île aux mimosas », Barbara hante nos mémoires, dessine encore des arabesques de désir , de colère autour de son piano et soulève l’enthousiasme d’un public médusé par son engagement physique, moral, artistique.

En « lettres de feu », nous tenterons d’écrire ce vendredi 10 juin 2011, le portrait de la dame en noir. Cette soirée donnée par le GAGL le vendredi 10 juin 2011 est dédiée à ceux qui continuent de composer une tribu autour de Barbara, à tous ceux qui ont parfois « le soleil noir », ou qui par une formule magique « Perlimpinpin », rêvent de changer le monde. Après cet échange, nous vous proposerons le verre de l’amitié, suivi du repas où chacun apporte un plat à partager.

« Notre plus belle histoire d’amour » …c’est elle : BARBARA.
Vendredi 10 juin 2011 à 18 h30
au 28 bis  rue Sainte Anne à Orléans

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Projection inédite du film 108 – Cuchillo de palo

Rédigé par Christel, Ciné Mundi le 12 - mai - 2011 Commentaires fermés sur Projection inédite du film 108 – Cuchillo de palo

Dans le cadre de la Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie, le Festival D’un Bord à l’Autre organise la projection du documentaire : 108 – Cuchillo de Palo de Renate Costa.
Synopsis : 108 – Cuchillo de Palo est un documentaire d’une jeune réalisatrice Paraguyenne qui enquête sur la mort de son oncle, Rodolfo Costa. Ce dernier ne voulait pas être forgeron comme tous les autres membres de sa famille. Il voulait être danseur. Dans le Paraguay des années 80, sous la dictature de Stroessner, son nom fut mis sur la liste de « 108 homosexuels », arrêtés et torturés.

La projection sera suivie d’une rencontre avec Jean-Louis Rougeron, responsable de la commission LGBT d’Amnesty International France.

Pot d’accueil offert par le Groupe Action Gay et Lesbien – loiret dans l’espace Délicat&Scène du cinéma à partir de 19h15 / Séance à 20h.

Le Jeudi 19 Mai 2011 au cinéma Les Carmes -7, rue des Carmes à Orléans

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Film Homme au bain

Rédigé par Christel, Ciné Mundi le 1 - mai - 2011 Commentaires fermés sur Film Homme au bain

Dans le cadre d’une soirée avec le CDN, le cinéma Les Carmes projette le film Homme au bain de Christophe Honoré avec François Sagat, Chiara Mastroianni et Dustin Segura-Suarez.

Synopsis
: Entre Gennevilliers et New-York, Omar et Emmanuel ne s’épargnent rien pour apporter à l’autre la preuve qu’ils ne s’aiment plus.

Film interdit au moins de 16 ans

Lundi 09 mai à 19h30 au cinéma Les Carmes – Orléans

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Cérémonie à la mémoire des déportés

Rédigé par Administrateur le 22 - avril - 2011 Commentaires fermés sur Cérémonie à la mémoire des déportés

Depuis sa création, le GAGL45 s’est battu pour pouvoir participer aux cérémonies officielles commémorant la déportation. Avant 2006, une gerbe était déposée après la cérémonie. Depuis cinq ans, nous sommes intégrés dans le protocole et nous plaçons dans le carré réservé aux associations.
Le GAGL45, ses adhérents et sympathisants, sont invités à l’ensemble des cérémonies du 24 avril, à savoir :

9h messe à la Cathédrale
10 h  Synagogue
10h30 rdv à la synagogue pour le cortège
11h Dépôt de gerbes au monument des déportés du Parc Pasteur
11h30 Cérémonie au monument aux morts du Boulevard Alexandre Martin, ce sera le temps fort des cérémonies, les gerbes seront remises pour l’ensemble des associations présentes et englobent l’ensemble des catégories de déportés. Nous nous placerons au niveau du carré réservé pour les associations en rive du carré réservé au public.

Merci à tous ceux qui voudront marquer par leur présence, notre engagement contre toute forme de discrimination et plus particulièrement le souvenir de ceux qui ont été déportés en raison de leur orientation sexuelle en France et dans le Monde. Une pensée particulière pour ceux qui souffrent encore aujourd’hui de violences et de meurtre dans certains pays.

Ce qu’il nous semble important de signifier ce jour là par notre présence, c’est le souvenir que des hommes et des femmes ont eu à souffrir et mourir parce qu’ils étaient identifiés comme homosexuels. Nous voulons ainsi montrer notre refus de la discrimination pour ce que nous sommes, hier et aujourd’hui.

Je vous invite donc à nous rejoindre le dimanche 24 avril 2011

à bientôt donc, solidairement,
Denis LEFEVRE, Président

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Projection du film Tomboy à Orléans

Rédigé par Administrateur le 18 - avril - 2011 Commentaires fermés sur Projection du film Tomboy à Orléans

Tomboy : un regard touchant sur le genre et sur l’enfance

Synopsis : Laure a 10 ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier,
elle fait croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. Action ou vérité?
Action. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un
garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa
qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de
l’été n’allait jamais révéler son troublant secret.

Le film a reçu le prix du jury aux Teddy Awards de Berlin cette année

Séances au cinéma les Carmes 7 rue des Cames à Orléans à partir du mercredi 20 avril, voir les horaires :

http://www.cinemalescarmes.com/

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Film inédit Le dernier été de la Boyita à Orléans

Rédigé par Christel, Ciné Mundi le 1 - février - 2011 Commentaires fermés sur Film inédit Le dernier été de la Boyita à Orléans

Dans le cadre de la Quinzaine de cinéma hispanique, le cinéma Les Carmes programme  : Le dernier été de la Boyita de Julia Solomonoff.

Synopsis : Jorgelina qui,  l’été en Argentine,  avait l’habitude de jouer avec sa soeur dans la « Boyita »,  la roulotte garée au fond du jardin. Mais cette année,  tout est différent : ses parents se séparent et sa sœur, désormais adolescente, devient une étrangère pour elle. Alors Jorgelina part à la campagne en quête de Mario,  le fils des paysans voisins qui n’est pas tout à fait comme les autres. Il cache un secret : son genre n’est pas forcément celui qu’on lui a assigné à la naissance…

A découvrir au cinéma Les Carmes – Orléans jusqu’au 14 février 2011.

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Festival d’un bord à l’autre : édition 2011

Rédigé par Administrateur le 31 - janvier - 2011 Commentaires fermés sur Festival d’un bord à l’autre : édition 2011

L’association CINÉ MUNDI & le festival D’un Bord à l’Autre nous donnent rendez vous, à Orléans, le week-end du 30 septembre, 1er & 2 octobre 2011 pour sa prochaine édition de films LGBT qui aura pour thème :  Sport & Homosexualité

site internet : festivaldunbordalautre.com

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