Troublant, violent, romantique, tendre, émouvant : au moment où sort en France le livre Homo-Ghetto de Franck Chaumont sur la condition des homosexuels habitants les quartiers populaires, le film Shank constitue une heureuse – et radicale - illustration venue d’outre-manche. Et un plaidoyer contre l’homophobie la plus dure.
Le premier long métrage de Simon Pearce, un jeune réalisateur britannique, raconte l’histoire de Cal (incarné par Wayne Virgo), 18 ans, membre d’un gang d’une banlieue anglaise. Sa vie est faite de drogue, de beuveries, d’actes de violence gratuits mais aussi de sexe : des plans cul vite conclus par internet et aussi rapidement consommés. Car Cal a un secret qu’il garde bien caché : son homosexualité et son attirance pour Jonno (Tom Bott), un autre membre de sa bande. Une attirance que l’on devine réciproque, sous-jacente mais refoulée sous les bras et le torse musclés de Jonno. La haine qu’il va développer à l’égard de son ami Cal est faite d’un explosif mélange de dégoût (de lui-même) et de désir les foudres de son gang.
Sans nulle part où aller, Cal se réfugie chez Olivier. Là, il est vite séduit par le jeune étranger. Les scènes d’amour et de tendresse entre les deux jeunes garçons sont filmées avec une grande délicatesse. Les images, parfois violentes, jamais pornographiques, effleurent les corps et scrutent les âmes des protagonistes.
Mais le petit bourgeois français et le lascar anglais ont-il un avenir ensemble ? D’autant que poussés par la haine, l’homophobie, la jalousie et d’autres motivations bien plus sombres encore, les anciens « frères » de Cal se mettent à sa recherche bien décidés à le lyncher…
Entre un romantisme et une violence à fleur de peau, Simon Pearce ouvre, avec ce film sorti en 2009, la voie à un nouveau cinéma gay réaliste et contemporain.
En DVD, produit par Optimale.
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Je suis atterré de voir l’ampleur de la polémique autour des écrits de Frédéric MITTERRAND. Les vieilles lunes du XIX° siècle sont toujours présentes, où l’on confondait allègrement pédophilie et homosexualité pour mieux détruire les personnes et les classer dans une humanité « dépravée ».
Océane Rose Marie dans « La lesbienne invisible« , one woman show intelligent et hilarant à la fois pour les lesbiennes invisibles ou non, qui en reconnaitront, des tranches de vie, et pour quiconque les connait un petit peu !
Le GAGL 45 vous propose une soirée au resto.













