Ce manifeste politique a été construit à partir de l’observation et du vécu des personnes : lesbiennes, gays, bisexuel-les et transidentitaires (LGBT).
Il s’inspire des législations au-delà de nos frontières et des travaux des associations ainsi que des travaux européens.
La Résolution 1728 (2010) doit être prise comme base de travail et être transposée dans le droit français dès la prochaine législature.
Mais ce ne sera pas suffisant. Le phénomène de la diversité sexuelle est encore largement incompris. Les cultures et les mentalités demeurent empreintes de préjugés et de sentiments homophobes.
Dans les familles, à l ‘école, au travail, il n’est pas rare que les personnes soient confrontées au rejet, à l’intimidation, ou même à des comportements violents suscités par l’homophobie.
La France doit adopter les mesures qui s’imposent pour combattre les attitudes et les comportements homophobes pour évoluer vers le respect de la diversité sexuelle. C’est pourquoi nous demandons qu’un Plan national contre l’homophobie soit mis en place. Ce plan donnera la pleine reconnaissance de l’égalité sociale des personnes des minorités sexuelles. Il sera transversal à tous les ministères et modifiera la Constitution dans ce sens.
Les associations seront associées à ce Plan national en terme de réflexion et de propositions.
Les propositions qui sont développées ci-après sont universalistes. Elles visent à obtenir l’égalité dans tous les domaines et à lutter contre l’homophobie. En aucun cas, ces propositions ne sont communautaristes, certaines mesures intéressent tout autant les couples et les personnes hétérosexuel-le-s.
Nous nous sentons faire partie de la communauté nationale et à ce titre voulons exercer nos devoirs de citoyens mais aussi avoir les mêmes droits que les autres citoyens.
L’objectif du prochain gouvernement se doit d’être clair : condamner l’homophobie et le sexisme et s’ouvrir à la diversité sexuelle.












