« Les pères d’aujourd’hui sont dans une situation beaucoup plus complexe qu’ils ne l’étaient hier : ils doivent pouvoir montrer leur part féminine tout en continuant à exercer les prérogatives qui reviennent au père. Mission impossible ? Délicate, à tout le moins. Qui pourrait prétendre réussir à se maintenir sur ce fil d’équilibriste sans jamais vaciller? » Marcel Rufo.
Du père idéal – rêvé, adoré – au père réel, il y a un pas. Un grand pas que chacune et surtout chacun doit effectuer un jour ou l’autre. A l’instar du premier pas physique que nous faisons pour apprendre à marcher, ce pas psychologique est indispensable pour pouvoir se tenir debout, marcher seul dans la vie d’adulte. Mais le parcours est souvent semé d’embûches voire hérissé d’une muraille infranchissable que l’on a érigée soi-même et/ou que d’autres ont bâtie, plus ou mon consciemment. C’est ce passage – clé de l’adolescence – qui est au centre du livre du Pr Marcel Rufo, Chacun cherche un père. A partir de son expérience de thérapeute et citant des exemples concrets, le médiatique pédopsychiatre marseillais nous invite – avec des mots simples mais sans être simpliste – à une véritable introspection, en nous renvoyant à nos propres attitudes de fils et/ou de père.
La question de l’homosexualité ne vient qu’en conclusion de l’ouvrage. Pour mieux illustrer, à travers la relation tragique entre un père qui rejette son fils gay, ce lien indestructible, fait d’amour et de haine, qui unit un père et son enfant.
« Avec la chaleur et l’empathie qu’on lui connaît, écrit l’éditeur en 4e de couverture, Marcel Rufo met en évidence une vérité essentielle : le père est une mosaïque d’images mêlant réel et imaginaire. Mais cette mosaïque n’est jamais complète, et chacun passe sa vie à en chercher la pièce manquante, celle qui viendra parfaire le tableau ».
- Aux éditions Anne Carrière, 230 pages
- Marcel Rufo dirige l’Espace Arthur, service de psychiatre de l’enfant et de l’adolescent à Marseille.










Oui le titre du livre est déjà sexiste, pourquoi un père en particulier, les propos de l’auteur sont récupérés par Vanneste dans sa proposirion de loi du 21 décembre 2009 visant à permettre aux seuls couples mariés d’adopter un enfant.Je n’ai pas lu ce livre mais avec un titre pareil il ne doit pas défendre le droit à l’insémination avec donneur anonyme pour les couples de lesbiennes… Cet article devrait être retiré.
Bonjour,
Pour Marcel Rufo, un père qui s’occupe de ses enfants (qui gère l’organisation quotidienne, qui leur montre qu’il les aime, qui s’inquiète pour eux…), c’est un père qui « montre sa part féminine », et bien je ne suis pas d’accord. D’une part, dire cela est faire preuve d’ethnocentrisme car il y a des sociétés où c’est le père qui s’occupe des enfants. Et même dans nos sociétés, aujourd’hui, les jeunes parents ne considèrent plus que s’occuper des enfants c’est féminin. Marcel Rufo (65 ans) est d’une autre génération que les pères d’aujourd’hui…